L’Université de Berne en 2025 : des temps forts malgré une situation financière difficile
L’année passée, l’Université de Berne a conforté sa position d’Université de pointe internationale. Comme le révèle le rapport annuel 2025, elle s’est engagée pour un paysage de recherche et d’enseignement utile à la société et tourné vers l’avenir, malgré des difficultés financières.
Pendant l’exercice courant, la contribution du canton de Berne est de CHF 347,5 millions pour un chiffre d’affaires total de CHF 994 millions. L’Université de Berne a enregistré un résultat positif global de CHF 10,5 millions. Au niveau du financement de base, le résultat positif s’élève à CHF 15,9 millions. Le résultat positif du financement de base est dû à un effet unique. La Caisse de pension bernoise (CPB) est désormais régie par le système de la capitalisation complète, si bien que les provisions de CHF 61,5 millions prévues pour son assainissement ont été intégralement dissoutes. En dehors de cet effet unique positif, le déficit atteint néanmoins environ CHF 50 millions.
Concernant les prochaines années de planification financière, nous devons encore nous attendre à une évolution négative. « La contribution du canton de Berne a connu une hausse réjouissante de 4% en 2025. Néanmoins, les dépenses ont progressé plus rapidement que les recettes en raison du renchérissement, de mesures salariales, de l’augmentation du nombre d’étudiant·e·s et d’exigences accrues », précise la Rectrice Virginia Richter. Pour lutter contre ce déficit structurel, la Direction de l’Université a décidé de mettre en œuvre en août 2025 des économies de 2% à l’échelle de l’Université pour garantir la stabilité financière et la qualité de la recherche et de l’enseignement à long terme. L’Université a ainsi versé une contribution de CHF 15 millions afin de réduire le déficit structurel. « Il s’agit d’une première étape à laquelle doivent succéder d’autres mesures de toutes les parties impliquées afin que l’Université reste performante », indique le Directeur administratif Markus Brönnimann.
La promotion de la recherche, un facteur central
La réintégration des universités suisses dans le programme de recherche de l’UE Horizon Europe a constitué une étape majeure pour assurer la compétitivité de l’Université de Berne. De jeunes chercheur·euse·s se sont déjà vu attribuer trois ERC Starting Grants hautement compétitives pour une subvention totale d’environ CHF 5,1 millions, ce qui confirme la position de l’Université de Berne en tant qu’institution leader dans le domaine de la recherche. « Ce développement positif se heurte toutefois aux inquiétudes croissantes pesant sur la promotion de la recherche nationale. En raison du train de mesures d’allègement de la Confédération et des économies prévues au niveau du FNS, nous nous attendons à un impact négatif sur la recherche à Berne », indique Virginia Richter dans le rapport. L’Université de Berne entend continuer à pratiquer une recherche de niveau mondial. Ce fut le cas en 2025 avec sa participation à plusieurs projets, comme la récupération de la carotte de glace la plus vieille du monde (1,2 million d’années), une nouvelle stratégie contre les coronavirus ou un projet visant à savoir comment Mars est devenue rouge.
L’Université se mobilise pour la société
En 2025, l’Université de Berne a joué un rôle central pour le pôle de savoir et d’innovation bernois. Elle a enregistré dix créations d’entreprises qui s’appuient sur sa recherche, ses technologies et son expertise. Son engagement régional s’est en outre renforcé au travers de la cinquième Nacht der Forschung, la nuit de la recherche, pendant laquelle des chercheur·euse·s de l’Université de Berne ont pu partager leur savoir avec environ 10 000 visiteur·euse·s.
Les cursus d’études de l’Université de Berne suscitent toujours un grand intérêt. Au semestre d’automne 2025, 19 741 étudiant·e·s étaient inscrit·e·s à l’Université de Berne, dont 8 014 en filière d’études de Bachelor, 5 213 en filière d’études de Master, 3 588 en doctorat, 1 297 en formation continue de niveau Master (MAS) ainsi que 1 483 au niveau du certificat ou du diplôme (CAS/DAS) et 146 en formation continue individuelle (p. ex. avocat·e ou notaire).
« L’Université de Berne apporte une contribution essentielle à une société forte, avec un savoir solide en tant que principale ressource », conclut Virginia Richter.
Vous trouverez les statistiques complètes, les projets et perspectives de l’Université ainsi que les rapports sur le site Internet correspondant.
06.05.2026
