L'Université de Berne à l'Expo 2025 à Osaka
L'Université de Berne est présente dans le pavillon suisse de l'Expo 2025 à Osaka, qui a été officiellement inauguré hier. Dans le cadre de l'exposition « AUGMENTED HUMAN », le pavillon suisse présente deux instruments bernois développés pour des missions spatiales internationales. Le public peut également sentir l'odeur d’une comète.
L'Expo 2025 à Osaka, au Japon, a pour thème « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain ». Le thème du pavillon suisse, « De Heidi au high tech », reflète le développement de la Suisse, qui est passée de son héritage alpin emblématique à un centre de technologie de pointe reconnu dans le monde entier.
L'Université de Berne présente ses derniers instruments spatiaux à l'Expo 2025 d'Osaka. Deux spectromètres de masse développés pour des missions importantes de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA) seront exposés. La rectrice de l'Université de Berne, Virginia Richter, se rendra à Osaka en tant que membre de la délégation officielle suisse. « Depuis sa participation aux missions lunaires Apollo de la NASA, l'Université de Berne occupe une position de leader mondial dans la recherche spatiale », déclare Virginia Richter. « Je suis fière que nous ayons été invités à présenter les dernières avancées de la recherche spatiale bernoise à un large public international. » Au total, environ 1,5 million personnes sont attendues au Pavillon suisse pendant les six mois de l'Expo. Calculé sur les deux mois de l'exposition « AUGMENTED HUMAN », cela fait 500 000.
L'odeur de l'espace
La présentation de l'Université de Berne a pour thème « L'odeur de l'espace ». Les spectromètres de masse exposés fonctionnent de manière similaire au nez humain et peuvent « flairer » la composition chimique de l’atmosphère des mondes lointains qu'ils visitent dans notre système solaire. Ces instruments de haute précision peuvent détecter un seul atome ou molécule dans un centimètre cube seulement et identifier un gaz à partir de sa composition. L'étude des gaz et des particules dans l'espace permet de mieux comprendre les origines de notre système solaire, l'évolution des planètes et s’il pourrait y avoir de la vie ailleurs dans l’univers.
Les spectromètres de masse bernois exposés dans le pavillon suisse sont d'une valeur inestimable, car chaque instrument est conçu pour une mission bien spécifique. L’instrument nommé Neutral and Ion Mass Spectrometer (NIM) en route pour Jupiter et ses lunes glacées à bord de la mission Juice de l’ESA et la JAXA sera exposé à des températures extrêmes allant de -230°C à +250°C. La mission Comet Interceptor de l’ESA et de la JAXA décollera sans connaître sa cible. Elle attendra dans l’espace le passage d’une comète intéressante. Le spectromètre de masse MANiaC (Mass Analyzer for Neutrals in a Coma), développé à Berne, devra donc être capable de fonctionner dans des conditions extrêmes, par exemple pour survoler une comète à une vitesse pouvant atteindre 70 fois celle d’une balle de fusil.
En plus de découvrir ces deux instruments de haute technologie, le public aura l'occasion de sentir l'odeur des comètes. La sonde spatiale Rosetta de l’ESA, avec à son bord le spectromètre de masse bernois ROSINA, a recueilli, de 2014 à 2016, des données sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko, également connue sous le nom de « Chury ». L'exposition permet aux visiteuses et visiteurs de se faire une idée concrète de l'odeur que pourrait avoir l'espace, ou plus précisément une comète. Le soufre, l'ammoniac et d'autres molécules rendent cette expérience inoubliable.
L'Université de Berne organisera une série d’événements dans le pavillon suisse, notamment :
- Événement public : « Visiting an ancient world : ESA/JAXA space mission Comet Interceptor » le 15 avril 2025 à 11 heures. Atelier pratique : « How to build a comet with dry ice, water, dust and soy sauce ? » le 15 avril 2025 de 14 à 16 heures. Cette activité est proposée en japonais et en anglais.
- Programme officiel de la préfecture d'Osaka pour les élèves de l’école primaire: le 25 avril 2025 à 11h30, l'astrophysicienne Audrey Vorburger et l'astrophysicien Yuhito Shibaike répondront aux questions des enfants sur le thème de l'espace.
- Événement de réseautage sur invitation : « University of Bern Day» le 25 avril 2025 à 14 heures. Masaki Fujimoto, directeur général de l'ISAS/JAXA, participeraen tant qu'invité d'honneur. Virginia Richter, rectrice de l'Université de Berne, l’accueillera en même temps qued'autres scientifiques japonais. Marco Sieber, astronaute de l'ESA et ancien étudiant à l'Université de Berne, participera à la table ronde « Exploring Space, Advancing Human Health: How Space Research, Medicine and AI Shape Our Future ».
- Événement public le 7 juin 2025 sur la mission Comet Interceptor de l'ESA/JAXA avec des scientifiques japonais et Martin Rubin, scientifique responsable de l'instrument MANiaC.
Vous trouverez plus d'informations sur ces événements ici.
Liens complémentaires :
- Site officiel de l'Expo 2025 à Osaka, du 13 avril au 13 octobre 2025 : https://www.expo2025.or.jp/en/
- Site officiel du pavillon suisse : https://vitality.swiss/en/pavilion
- Plus d'informations sur l'exposition « AUGMENTED REALITY » au pavillon suisse, 13.04. – 10.06.2025: https://vitality.swiss/en/articles/2025/from-heidi-to-high-tech
Collaboration intensive de l'Université de Berne avec des partenaires japonaisL'Université de Berne collabore de manière remarquablement intense et diversifiée avec des partenaires japonais. Cela se traduit notamment par un nombre élevé de publications communes, que les chercheurs bernois publient avec des collègues d'universités japonaises de grande renommée, au premier rang desquelles l'Université de Tokyo, l'Université de Kyoto et l'Université de Nagoya. La coopération dans le domaine de la physique et de la physique des hautes énergies est particulièrement remarquable. La coopération dans le domaine des différentes missions spatiales s'inscrit également dans ce vaste champ. Les sciences biomédicales et cliniques constituent un autre domaine prioritaire. En conséquence, les partenaires se trouvent également en dehors des universités, par exemple la High Energy Accelarator Research Organization et de nombreuses institutions du secteur de la santé. Un troisième domaine de recherche commune est celui des mathématiques, y compris la recherche en intelligence artificielle. Parmi les projets de recherche communs en cours, on peut citer le projet «Radioactive Waste Management» (Université de Kyoto), financé par l'Union européenne, et la recherche sur les troubles fonctionnels de la barrière hémato-encéphalique, qui contribuent à la pathogenèse de la sclérose en plaques, en coopération avec l'Université de Yamaguchi, financée par le Fonds national suisse. |
Recherche bernoise en astrophysique : parmi l’élite mondiale depuis le premier alunissageLe 21 juillet 1969, Buzz Aldrin, qui devint le deuxième homme à descendre du module lunaire, a été le premier à déployer la voile solaire bernoise et à la planter dans le sol lunaire, devant le drapeau américain. Le Solar Wind Composition Experiment (SWC), planifié, fabriqué et évalué par le Prof. Dr. Johannes Geiss et son équipe à l’Institut de physique de l’Université de Berne, a été le premier moment fort de l’histoire de la recherche en astrophysique bernoise. Depuis lors, la recherche spatiale bernoise est à la pointe du progrès : l'Université de Berne participe régulièrement à des missions spatiales des grandes organisations spatiales telles que l'ESA, la NASA ou la JAXA- À titre d’exemple, elle a conçu un altimètre laser pour la mission de l’ESA et de la JAXA BepiColombo, en route pour Mercure. Avec CHEOPS, l'Université de Berne partage la responsabilité d'une mission entière avec l'ESA. Les scientifiques bernois sont également à la pointe du progrès mondial en matière de modèles et de simulations sur la formation et le développement de petits corps célestes et de planètes, notamment dans le cadre de la mission Hayabusa 2 de la JAXA. Le travail fructueux du Département de recherche en astrophysique et planétologie (RAP) de l’Institut de physique de l’Université de Berne a été consolidé par la fondation d’un centre de compétences universitaire, le Center for Space and Habitability (CSH). Le Fonds national suisse a en outre accordé à l’Université de Berne le financement du Pôle de recherche national (PRN) PlanetS, qu’elle dirige avec l’Université de Genève. |
14.04.2025
